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Commende

jeudi 10 novembre 2016, par Eglises du Perche Ornais

Collation d’un bénéfice régulier (abbaye, prieuré) à quelqu’un qui n’était pas tenu d’observer les obligations inhérentes à sa charge ; ce bénéfice lui-même.

Dans le régime de la commende, un ecclésiastique (abbé ou prieur « commendataire ») ou un laïc tient une abbaye ou un prieuré in commendam, c’est-à-dire en percevant personnellement les revenus de celui-ci, et, s’il s’agit d’un ecclésiastique, en exerçant aussi une certaine juridiction sans toutefois la moindre autorité sur la discipline intérieure des moines.

Le régime de la commende, instauré par Clément VI (1342-52) implique pour une abbaye de perdre partiellement son autonomie puisque son abbé est alors choisi par le Pape parmi les membres du clergé séculier.

L’abbé ainsi nommé perçoit les revenus de l’abbaye et s’occupe de sa gestion tandis que le pouvoir spirituel est remis aux prieurs.
Par la suite, la possibilité de confier un bénéfice ecclésiastique à un clerc ou même à un laïc s’étend aux souverains.

En France, c’est le concordat de Bologne (1516) entre François Ier et Léon X qui permet l’instauration d’une commende royale et non papale. Le passage à ce régime marque souvent le début d’une décadence des mœurs, l’abbé ne se souciant que de son propre profit.